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    vendredi 20 octobre 2017

    Des nouvelles du Centre Sainte-Bakhita au Caire...



    Chers Amis de Château-Thierry,

    Voici un mois jour après jours que j’avais l’honneur d’être reçu par votre communauté. Ce m’est resté un moment inoubliable. Je vous en serai toujours très reconnaissant. Mais il faut tout de suite m’excuser pour une chose : n’avoir plus fait signe après mon départ. Le programme était tellement rempli que je ne pouvais pas respirer… Des que je suis arrivé au Caire, j’ai trouvé tellement du boulot que je ne trouve même pas le temps de prendre un break. Mais rendons grâce à Dieu  que tout se passe bien.

    Les activités vont bon train et nos  paroissiens  soudanais se forcent tant que faire se peut à maintenir le centre Bakhita vivant. A l’école, les élèves commencent les examens du premier semestre demain. En effet, on commence l’année scolaire en Juin et on la clôture en mars, selon le calendrier scolaire  imposé par Khartoum, qui nous envoie les Examens de fin de cycle primaire et secondaire chaque année.


    Les groupes au sein de la communauté du Centre Bakhita continuent leurs différentes activités. Avec les catéchistes ont essaye de projeter la célébration des sacrements  pour la solennité de Joséphine Bakhita.  Avec les Femmes Bakhita, nous cherchons à acheter quelques machines à coudre car les anciennes ne sont presque plus fonctionnelles… L’apprentissage de l’anglais continue et on a de plus en plus de candidats. Il en est de même pour les cours d’informatique

    Avec les familles (Famille Chrétienne), nous avons insisté sur le besoin de redynamiser le groupe pour intensifier l’apostolat auprès des familles. En effet, certains sont bernés par le programme d’insertion dans un pays tiers en Occident (Resettlement program by UNHCR). Dans l’évaluation des activités, on constate que  certaines familles sont en train de se décourager car leur dossier semble à l’arrêt. Et elles ont tendance à tout abandonner. D’autres voient leur dossier évoluer  et ont tendance à ne se concentrer que sur cet éventuel départ vers l’Occident.  Dans l’un ou l’autre cas, il y a une sorte  de délaissement de façon que les enfants se donnent à des activités peu recommandables. Soit ils se disent qu’ils n’ont plus rien à perdre et que tout est foutu, et ils s’associent aux délinquants qui créent plus d’insécurité pour toute la communauté, soit ils se disent qu’ils vont bientôt quitter cet enfer de l’Egypte, et ils veulent, comme ils le disent dans leur jargon,  tirer la dernière cartouche. Le résultat, c’est toujours l’insécurité…
    Ceci a tellement causé du fil à retordre à la sécurité du pays que le gouvernement, en accord avec le Haut Commissariat des Nations Unies pour les refugiés (UNHCR) se sont mis d’accord pour renvoyer tout fauteur de trouble dans son pays d’origine peu importe son statut légal en Egypte. En plus, toute personne sans permis de séjour est maintenant considérée comme un délinquant. Par suite elle est arrêtée et renvoyée dans son pays d’origine. Les rêves de beaucoup  se sont brisés avec cette réaction.   On encourage alors les réfugiés à  se conformer à la législation selon leur statut. Une peur habite maintenant les réfugiés de façon que certains ne sortent même plus de leur maison par peur d’être appréhendés par la police et renvoyés dans leur Soudan natal. C’est ici qu’il faut demander aux membres du groupe Famille Chrétienne de dédoubler de zèle apostolique pour nous aider à visiter et encourager ces familles.

    J’ai parlé à ce groupe de notre rencontre. Les couples étaient contents et ont promis de plus assidus à leurs engagements. Soutenez-nous toujours avec vos prières. Nous continuerons à prier aussi pour vous. 

    Au sujet de l’acquisition de la maison où nous faisons nos activités, nous avons reçu le feu vert de nos supérieurs pour acquérir la propriété. Il nous reste à trouver la somme demandée par le propriétaire. La congrégation peut participer à la moitié du prix d’achat.  A nous de trouver le reste. Comptons sur la providence divine  pour la disponibilité des fonds.  Toute idée est bienvenue.

    Je ne saurais pas terminer sans vous transmettre les salutations de nos paroissiens du centre Bakhita. Ils m’ont chargé de vous dire comme saint Paul à ses correspondants de Thessalonique :  
    « Ne vous lassez pas de faire le bien » (2 Thes.3 :12).

    Union de prières !

    Justin Kakule mccj